La Chronique Ovine : Quand la sécheresse favorise les plantes toxiques
Les plantes toxiques ont profité de la sécheresse pour s’implanter dans les prairies. Par exemple, le séneçon jacobée présente une forte toxicité pour les ruminants en raison de sa teneur en alcaloïdes. Ces substances provoquent des lésions irréversibles du foie. L’ingestion répétée de petites quantités qui s’accumulent dans l’organisme pendant plusieurs semaines peut atteindre un seuil mortel. La plante reste toxique après séchage. Le datura est également particulièrement toxique et persiste dans le fourrage conservé (ensilage de maïs par exemple). Il contient des alcaloïdes qui entraînent des symptômes nerveux.
Glands et morelle noire
Les glands immatures sont les plus toxiques. Ils ont en effet conservé leur capsule, la partie la plus concentrée en tanins. Ces derniers libèrent une substance qui entraîne entre autres des troubles digestifs (diarrhée noirâtre…). Citons enfin la morelle noire, une plante annuelle de 30 à 50 cm de hauteur. Elle arbore des petites fleurs blanches, qui rappellent celles de la pomme de terre. Ses fruits sont des petites baies d’abord vertes puis noires à maturité. Les brebis peuvent s’intoxiquer lors de la consommation de la plante fraiche ou bien de fourrages contaminés. Faire appel rapidement à son vétérinaire en cas de suspicion d’intoxication ou de mortalités subites est vivement recommandé. Pour en savoir plus, une fiche CIIRPO est disponible sur idele/ciirpo.fr : « Les plantes toxiques chez les ovins ». Le site WEB Vegetox.envt.fr ressence les plantes et leur toxicité.
Légende photo: Le datura est particulièrement toxique et persiste dans le fourrage conservé
Crédit photo: CIIRPO
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Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO
