La Chronique Ovine : Le fumier : une valeur sûre pour améliorer la qualité des prairies
Une analyse de sol évalue le niveau de fertilité de la prairie
Plusieurs techniques sont possibles afin d’améliorer la qualité des prairies : fertilisation, sursemis ou semis d’une nouvelle prairie. Si la proportion de sol nu apparaît inférieure à 5-10 % et que celle des « bonnes » espèces fourragères est supérieure à 40 %, la première étape consiste à revoir sa stratégie de chaulage et de fertilisation. Une analyse de sol permet d’évaluer le niveau de fertilité de la prairie (comptez environ 80 €). L’apport de fumier a plusieurs avantages. D’une part, il maintient la matière organique des sols. D’autre part, il fournit de l’azote sous différentes formes, dont la disponibilité s’échelonne entre une libération immédiate, au cours de l’année et l’année suivante. Enfin, il apporte du phosphore, du potassium et d’autres oligo-éléments.
Une amélioration du rendement
Un apport annuel de fumier, à raison de 15 tonnes brutes par hectare, entraîne une amélioration systématique du rendement de la prairie. Sur les 3 sites suivis dans le cadre d’une étude¹, elle oscille entre 11 et 33 % par rapport aux zones témoins. À une exception près, cette majoration du rendement est mesurée au cours des quatre années de suivi. Selon les sites, la production annuelle de la prairie est ainsi majorée de 1,1 à 2,6 tonnes de matière sèche grâce à l’apport exclusif de matière organique. L’épandage annuel de fumier se traduit également par une augmentation d’environ 16 % de la contribution des graminées au rendement de la parcelle au détriment des légumineuses. Pour en savoir plus, une fiche CIIRPO est disponible sur idele/ciirpo.fr : « Les effets de l’apport de fumier sur la production et la qualité des prairies permanentes ».
¹ Projet PRAIRENOV piloté par le CIIRPO et financé par le Conseil régional du Centre-Val de Loire
Photo : Une analyse de fumier coûte entre 90 et 100 €
Crédit photo : CIIRPO
Les activités du CIIRPO sont financées par l’Union Européenne et les conseils régionaux Nouvelle-Aquitaine et Région Centre-Val de Loire
Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO
