Les parasites internes face à la mixité ovins-bovins
Plusieurs parasites internes sont communs aux ovins et aux bovins : les petites et grandes douves, le paramphistome et 4 espèces de strongles. Un risque de transmission d’une espèce à l’autre existe donc bel et bien. Toutefois, la plupart des strongles digestifs est spécifique soit aux ovins, soit aux bovins, dont ceux ayant les plus fortes conséquences sur leur santé. L’intérêt de la mixité repose en théorie à deux grands principes. Le premier consiste à diminuer la proportion d’animaux sensibles aux parasites compte tenu de leur dilution. Le second est appelé « effet aspirateur ». Il signifie que l’individu non sensible au parasite (une vache par exemple) ingère les larves qui aurait pu infester les animaux plus sensibles (un agneau par exemple).
Une récente étude¹ apporte de premiers éléments de réponse à ces deux questions : Le pâturage alterné ovins/bovins au printemps permet-il de diluer la charge parasitaire des ovins ? Quel risque de transmission de la petite douve des ovins aux bovins ? Un webinaire est organisé le 15 juin de 11 h à midi. Pour vous inscrire : « les parasites internes face à la mixité » sur idele.fr.
¹ projet Accomplir piloté par Idele et financé par le Casdar
Légende photo : en hiver, le risque de transmission des strongles digestifs d’une espèce à l’autre peut être considéré comme nul
Crédit photo : CIIRPO
Les activités du CIIRPO sont financées par l’Union Européenne et les conseils régionaux Nouvelle-Aquitaine et Région Centre-Val de Loire
Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO
