La Chronique Ovine du Sud-Est : Coup de chaud : les bons réflexes pour protéger brebis et agneaux
Les ovins souffrent davantage de la chaleur que de la sècheresse
Les fortes chaleurs perturbent fortement le fonctionnement de l’organisme. Lorsque la température dépasse durablement leur zone de confort (3 à 15°), les ovins réduisent naturellement leur activité pour limiter leur production de chaleur. A savoir que quand un ovin mange, la fermentation du rumen produit de la chaleur pendant 60 heures !
Cet inconfort se traduit par :
- Une baisse de consommation alimentaire ;
- Une diminution de la production laitière ;
- Une baisse de la fertilité ;
- Un affaiblissement des défenses immunitaires
- Une augmentation des risques sanitaires.
Canicule : 5 bons réflexes à adopter !
– Assurer un abreuvement suffisant
En période de canicule, une brebis consomme jusqu’à 10 litres par jour (pareil pour les agneaux). Il faut donc veiller à la disponibilité d’une eau propre, fraiche et en quantité suffisante pour chaque animal. Les animaux doivent tous avoir accès à l’eau : les abreuvoirs doivent être accessibles et en quantité suffisante (ou le temps au point d’eau assez long pour que chacun boive).
– Privilégier l’ombre des arbres
Toutes les ombres ne se valent pas. L’ombre des arbres est à privilégier. Elle apporte une meilleure réduction du rayonnement solaire, une meilleure circulation de l’air et un air plus humide, et un environnement plus confortable au confort respiratoire des ovins. Les arbres constituent de véritables ilots de fraicheur pour le troupeau.
– Réduire les manipulations
L’activité physique augmente la production de chaleur. Evitez les tris et interventions sur le troupeau, les interventions stressantes, les déplacements.
– Anticiper la tonte
La laine tient chaud mais elle a aussi un effet d’isolant. L’idéal est d’avoir un peu de repousse pour bénéficier de cette isolation. La tonte au printemps (mai-juin) favorise une bonne adaptation à l’été.
– Adapter l’alimentation
Pour limiter la production de chaleur liée à la digestion : mieux vaut distribuer l’alimentation le matin et privilégié les fourrages fins et de bonne qualité. Les fourrages grossiers et peu digestible augment la charge thermique. Préconisation à prendre en compte surtout pour les agneaux et brebis restant à l’intérieur.
Reconnaitre un coup de chaud
L’observation des animaux est primordiale. Les animaux en surchauffe sont prostrés et désorientés, il respire vite, tremble et ont des difficultés à se relever. Par forte chaleur et avec ces symptômes, les premiers gestes consistent à mettre à l’ombre l’animal, mouillé sa tête et son ventre et contacter son vétérinaire.
En effet indirect méconnu : les pneumonies d’été.
Les fortes chaleurs font baisser l’immunité des agneaux. Les pneumonie ou pasteurellose peuvent se développer. Les symptômes sont des croissances hétérogènes, de la fièvre, des agneaux bourrus, … En cas de doutes, prendre la température de plusieurs agneaux le matin et consulter son vétérinaire.
En savoir + : le replay du webinaire Inn’ovin « Coup de Chaud : Comment préserver la santé des animaux » : https://www.inn-ovin.fr/replay-webinaire-innovin-coup-de-chaud-comment-preserver-la-sante-des-animaux/
Auteurs : Alice RINGUET – CA 83 à partir du webinaire inn’Ovin de la vétérinaire Delphine Daniel.
Coordinateur des chroniques ovines : Rémi Leconte – MRE
