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La chronique ovine : Enrubannage

Des bottes d’enrubannage « taggées »

 L’enrubannage coute 40 % plus cher que le foin ramené à la tonne de matière sèche : 117 € contre 77 € (source : chambre d’agriculture de la Creuse 2018). Sa valeur alimentaire reste exclusivement liée à celle du fourrage fauché et donc au stade de la plante. L’identification des bottes par le nom de la parcelle facilite la répartition et distribution en fonction du type d’animaux au cours de l’hiver. Les marques sur les bottes à l’aide de bombes de peinture de couleur (rouge, bleu, vert) pour animaux résistent aux intempéries toute une campagne. Les brebis à forts besoins, c’est-à-dire celles en début de lactation sont prioritaires sur les meilleurs fourrages, c’est-à-dire ceux récoltés les plus tôt.

 

Pour limiter les problèmes sanitaires

L’enrubannage doit être d’excellente qualité afin d’éviter les problèmes sanitaires. Le principal facteur de réussite reste le taux de matière sèche à la récolte, avec un optimum compris entre 50 et 60 %. En dessous de 40 % de matière sèche, le développement des bactéries butyriques est favorisé, entrainant de mauvaises qualités de conservation. De plus, la présence de terre (attention aux taupinières !) accentue les risques de listériose. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter « les règles d’utilisation de l’enrubannage » sur www.inn-ovin.fr et www.idele.fr.

 

Photo semaine 24-19 : le fourrage doit être récolté sans terre

CP : CIIRPO

Laurence Sagot (Institut de l’Elevage/ CIIRPO)

 

 

 

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