Accueil>La chronique ovine Le parage : un passage obligé pour se débarrasser du piétin

La chronique ovine Le parage : un passage obligé pour se débarrasser du piétin

Le parage : un passage obligé pour se débarrasser du piétin

 

Première cause de boiterie, le piétin est une maladie dont il est très difficile de se débarrasser. Cinq moyens de lutte sont utilisés en élevages ovins viande, soit seuls soit associés. Les avis des éleveurs concernant l’efficacité de ces pratiques restent toutefois contrastés selon une récente étude¹. 

Le parage est le plus utilisé d’entre eux. Parmi les éleveurs enquêtés, 93 % pratiquent le parage des onglons et 80 % le jugent efficace. La forme la plus répandue reste le parage curatif. Suite à l’observation des animaux, ceux présentant une boiterie sont attrapés, examinés puis parés si besoin dans les jours qui suivent. La corne excédentaire du sabot, résultant d’une croissance anormale ou de lésions, est alors enlevée.

 

Ramasser les onglons atteints

Si cette pratique reste relativement efficace, elle est particulièrement gourmande en temps de travail. Pierre Autef, vétérinaire à Bellac (87), souligne que « lorsque les onglons sont atteints, il est conseillé de nettoyer le sécateur entre chaque brebis. Le recours à deux sécateurs dont l’un qui trempe pendant que l’autre coupe est possible. La corne malade doit également être ramassée puis détruite après le parage car la bactérie responsable peut résister 42 jours dans des débris de corne et augmenter le risque infectieux. La même stratégie de parage doit être mise en place lors de la quarantaine qui suit l’achat et l’introduction des animaux sur l’exploitation. Le piétin est en effet « une maladie qui s’achète » ».

Les autres moyens de lutte contre le piétin seront l’objet de prochains articles de la chronique ovine.

 

¹ étude portée par l’Institut de l’Elevage avec de nombreux partenaires et financée par Ecoantibio 2017

 

Photo semaine 8-2020 : un exemple de bidon de collecte des onglons malades

CP : CIIRPO

 

 

 

Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO

 

 

Partager cet article sur : Twitter Facebook