Accueil>La chronique ovine 39-2019 : Préserver les capacités de repousse des prairies

La chronique ovine 39-2019 : Préserver les capacités de repousse des prairies

Quand la pluie revient après une période de sécheresse, la reprise de végétation est généralement très bonne. En effet, le retour de pluies sur un sol chaud provoque un pic de minéralisation, permettant d’assurer la nutrition azotée des graminées, à condition que les plantes et leur système racinaire n’aient pas été épuisés par une surexploitation. Il n’est donc pas nécessaire d’apporter de l’azote minéral, qui ne sera que très peu valorisé.

Pour ne pas compromettre la production de fourrage à venir, il est recommandé de ne pas sur-pâturer les prairies actuellement rases et de laisser un temps de repousse suffisant à celles qui reverdissent. En général, cela nécessite d’attendre 3 à 4 semaines minimum après la pluie.

 

Des rations d’hiver

En attendant, les brebis peuvent être rentrées en bergerie ou bien resserrées sur une parcelle « sacrifiée ». Un affouragement et une complémentation sont mis en place selon les besoins des animaux. Au final, cette solution sera moins coûteuse que la perte de production fourragère due à un surpâturage généralisé. Malgré tout, dans certains cas, un entretien, voire un sur-semis de certaines prairies pourra être nécessaire.

Des conditions climatiques favorables à l’automne (pluies suffisantes et températures clémentes, sans gel) permettront de prolonger le pâturage sur les prairies en place, et d’économiser d’autant la consommation de fourrages grossiers. On peut également, dans certaines régions, envisager une conduite en pâturage hivernal d’une partie du troupeau. Ceci dépendra bien évidemment des conditions de sols, de climat et du type de prairies.

 

Photo 39-2019 : après la pluie, attendre une repousse suffisante avant de refaire pâturer

 

 

Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO

 

 

Partager cet article sur : TwitterFacebook