Accueil>La chronique ovine 16-2019 : Pas d’intervention dans les 3 semaines qui suivent la lutte

La chronique ovine 16-2019 : Pas d’intervention dans les 3 semaines qui suivent la lutte

Pas d’intervention dans les 3 semaines qui suivent la lutte

 

La nidification (attachement de l’embryon à l’utérus) se produit en moyenne 20 jours après la fécondation. Ainsi, dans les trois premières semaines, les embryons ne sont pas fixés et peuvent migrer d’une corne à l’autre. Ils sont libres et donc plus fragiles. Entre 30 et 90 jours de gestation, les membranes qui entourent le foetus se développent et s’unissent à la paroi utérine pour constituer le placenta qui est responsable des échanges nutritionnels entre la mère et le foetus.

 

Pas de stress

 

C’est pour cette raison qu’il faut impérativement d’éviter tous les stress aux brebis gestantes pendant la lutte et les trois semaines qui suivent le retrait des béliers ou l’insémination animale. Le parage, les traitements antipasitaires et la tonte sont ainsi à proscrire. De même, tout changement d’alimentation est à éviter, comme une mise à l’herbe par exemple. Un transport à camion ou bien un long déplacement à pied sont également des pratiques à risques. Par contre, les changements de parcelles sont bien sûr possibles à condition de ne pas générer de bousculades.

 

Photo semaine 16-19 : le fœtus se fixe dans l’utérus seulement 3 semaines après la fécondation

 

 

Laurence Sagot (Institut de l’Elevage/ CIIRPO)

 

 

 

 

Partager cet article sur : TwitterFacebook