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« J’ai créé un atelier ovin en m’installant sur le GAEC familial »

Paru le 11/07/2012

Ces nouveaux installés qui ont réussi

Dans les Vosges, les 270 brebis viande de Rémi Babel ont trouvé leur place dans un Gaec à vocation laitière.

C’est en 2006 que le projet de Rémi Babel se concrétise : il intègre le Gaec familial jusqu’à présent constitué de son père et de son oncle. « L’exploitation comptait 195 hectares avec 530000 litres de quota et sans possibilité d’agrandissement, explique le jeune éleveur. C’est alors que j’ai entendu parler des brebis dans le plan de relance. Il y avait beaucoup d’aides à la création d’un troupeau. » Mais Rémi n’a aucune formation ni aucune expérience dans la production. Il décide alors de faire son stage 6 mois au lycée agricole de Mirecourt qui conduit un atelier ovin de plus de 1 000 brebis. « C’est là que j’ai tout appris, avoue Rémi. J’ai fait mes premiers agnelages et cela m’a plu ! » C’est décidé, bien que les exploitations de la région soient à dominante de vaches laitières et de céréales, Rémi s’installe en ovins viande. Il commence par acheter 90 agnelles Romane et dès son installation, en décembre 2007, à construire une bergerie de 1100 m2 entièrement mécanisable. « J’ai choisi la Romane car c’est une race qui est facile à conduire quand on débute, ajoute Rémi. On a de la prolificité avec peu d’intervention autour de l’agnelage. »

Un système en évolution

Aujourd’hui, la bergerie est fonctionnelle, même s’il reste quelques aménagements à réaliser, dont le parc complet de contention sous appentis. Le système de reproduction jusqu’à présent conduit en trois agnelages en deux ans évolue à un agnelage annuel de façon à mieux coller avec les pointes de travail de l’exploitation. Les trois membres du Gaec ont pris leurs marques au niveau de la répartition du travail. « C’est moi qui m’occupe des brebis, insiste Rémi. Je préfère m’organiser tout seul, en particulier lors des périodes d’agnelage. En dehors de ces périodes, nous nous répartissons les tâches sur le reste de l’exploitation. » A aucun moment, Rémi n’a regretté son choix : « Je n’ai pas ressenti les effets de la crise car installé en 2007, je n’ai pas connu d’autre conjoncture. Et puis, je trouve que cette production ne rapporte pas si mal que ça ! Les contraintes au niveau du travail ne sont pas les mêmes qu’en lait. Bien sûr, j’ai des pointes de travail mais lorsque les brebis sont à l’herbe, je peux aller les voir à 10 heures du matin si je veux. »

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